mercredi 6 juin 2012

The Airplane Boys, génération Y du rap



Leurs arrangements musicaux sont travaillés de telle sorte que leurs voix et leurs instrus flirtent avec la saturation sonore, mais sans jamais en dépasser le seuil. Ils savent jouer sur les variations des beats (ce qui est rare dans ce type de composition) et du rythme de leur flow. En fait, ils rappent comme l’on danse le tango et leur son est tellement bon, que si l’on ne bouge pas sa tête au rythme des basses, c’est que l’on a un torticolis.
Et puis il y’a leur style : un crew, une DeLorean de Retour vers le Futur, les rues de Toronto (Canada), des visages et moustaches au duvet, des dégaines de voyous du futur tel que l’on pouvait l’imaginer dans les années 80… 

Depuis quelques temps, une nouvelle vague de rap émerge sur tous les continents, générée par des jeunes gens de la génération Y (nés dans les années 80/90, ayant grandi avec leurs consoles, ordinateurs et les films d’entertainment hollywoodiens). Ils sont totalement spontanés et croient que cette musique doit être créative et arracher. 
Ainsi, ce rap là, (Warm Brew, 1.9.9.5 en France etc…) n’impose plus pour être crédible, un pedigree devant inclure chez l’artiste un casier judiciaire. C’est un rap décomplexé avec des chanteurs et producteurs blacks, blancs, asiatiques, geeks… Cette musique est sortie de ses clichés et croyances négatives. Bref, elle a fait sa thérapie.
Le rap est désormais un terrain de créativité bien plus large qu’auparavant. Ainsi, les plus jeunes poussent du coude les anciens qui ne font plus rien de valable. Car il faut bien l’admettre: désormais, Snoop Dogg, Jay Z, Eminem etc. ressemblent plus à des monuments qu’à des artistes.

Cela s’appelle la modernité. Sans amnésie, le nouveau vire l’ancien… Enjoy. 

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